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LES RENDUS EMOTIFS ... « Des dix vingt mille heures de travail. Que c’est des mises à jour les oeuvres. Ca se débrousse comme le temple d’Angkor. C’est de l’acharnement de terrassier… de terrassier d’ondes… La plume est un scalpel de mage… Tout est enfoui dans l’atmosphère… Faut fouiller plan par plan… souffler, oh si doucement… que le sable envole… C’est horrible n’est-ce pas, c’est horrible… Je veux dire la délicatesse d’effleurement »… –  Extrait de L.F. Céline –

 Métamorphoser une pratique en exploration de la fibre textile, c’est être l’ouvrière des poussières du soleil, du pollen, de l’aile du papillon, du jaillissement de la source …

l’ ECUME DES FILS :

Mettre en scène des éléments disparates en les additionnant ou les opposant les uns aux autres, c’est jouer avec l’imprévisibilité, c’est là où réside la vitalité d’une exploration.

De petits fragments de tissu à priori  insignifiants  s’articulent les uns avec les autres, à la manière de collages, se transformant par magie en ressources ; au fur et à mesure chaque lambeau de matière découpée inscrit l’ébauche d’un sujet au fil, peu à peu la fenêtre aveugle s’invente une histoire, un  jardin extraordinaire. 

SUJET : le sujet c’est le fil, pas de « mythologie personnelle ». Chaque réalisation est une approche libre et expérimentale qui tire profit des qualités uniques des matériaux utilisés. Je me range spontanément et résolument aux côtés de ceux qui ne font jamais que mettre en lumière à force de réalisations, l’évidence de leur expérience, c’est mon penchant pour l’oeuvre dite des « nouveaux primitifs ou art brut ». Par exemple, celle de Jacques Trovic, pour ne citer que lui. Ce médium est prétexte à « figurer » des histoires tout en questionnant des techniques.

LABORATOIRE D’ ECRITURE TEXTILE :

Parce que le choix du médium influence le regard, mon but est de valoriser une écriture textile. Les points déterminent  l’écriture et le style dépend de la manière dont on lie le dessin à sa base. Des maillages serrés de points  posés « à l’arrache  » donnent de la « picturalité » aux motifs  et ces sédiments de fils diffractent lumière et même mouvement.         

Il y a assez de zones de clairvoyance et d’obscurité pour s’obstiner à chercher dans les passages de l’une et l’autre de quoi inventer notre propre déambulation, avec le médium le plus approprié à soi, en négligeant parfois la volonté de savoir ce que l’on a vu et entendu, d’où naît la fiction….